Les essentielles de votre pharmacie

Vous voulez vous constituer une pharmacie d’aromathérapie et vous ne savez pas quelle huile essentielle (HE) choisir? Je recommande de débuter par une HE connue, je vous en suggère quelques-unes ci-dessous. Dès le départ sentez-là, si vous elle vous rebute, laissez-là sur la tablette, vous y reviendrez ultérieurement. Par contre, si vous appréciez les arômes, faites un test en mettant une goutte dans le repli du coude, si vous avez la peau sensible diluez-là avec une huile végétale. Les effluves vous charment et vous parlent, c’est la symbiose. Maintenant assurez-vous de la qualité de votre HE, le nom en français et en latin figure sur l’étiquette ainsi que son chémotype qui constitue la signature de la plante, son origine, la partie utilisée et sa classification biochimique, tel que la menthe poivrée avec les molécules de menthol et de menthone et enfin elle se présente dans un flacon en verre coloré, jamais au grand jamais de plastique.

Pour ma part, j’ai commencé avec l’HE de menthe poivrée (mentha x piperita), toujours ma préférée à ce jour. J’ai fait sa connaissance alors que des migraines insupportables me hantaient et que mon foie commençait à en avoir plus qu’assez des tites pilules. Outre le fait de soulager les maux de tête et les migraines, elle décongestionne le foie, aide à digérer, enraie les nausées, rafraîchit l’haleine. De plus, elle est anti-infectieuse, antibactérienne, antiseptique, anti-inflammatoire, analgésique formidable, anesthésiante, un beau tableau n’est-ce pas? Et ce n’est pas tout, elle chasse les moustiques (et les écureuils), experte pour soulager les bouffées de chaleur, lutte contre la transpiration excessive, décongestionne le nez, atténue la sensibilité à la douleur (arthrite, tendinite, torticolis…). Voyez-vous pourquoi je l’adore, je ne pars jamais sans elle, pour moi, elle constitue une HE de base qui répond à plusieurs symptômes. Par contre, contre-indiquée chez les femmes enceintes, les mamans allaitantes et les animaux ne l’apprécient pas du tout, alors ne pas diffuser. À éviter si allergie aux Tylénols. En cas d’hypertension, allez-y avec modération, mieux encore optez pour la lavande vraie.

La lavande vraie ou officinale (lavandula angustifolia), je l’avoue ne figure pas à mon palmarès d’HE à cause de son odeur, comme quoi il faut toujours sentir une HE avant de s’en approprier. Néanmoins, elle fait partie de ma pharmacie puisque pour beaucoup de personnes, elle s’avère irremplaçable, entre autres, elle excelle pour soulager  l’hypertension, nervosité, maux de tête et migraines, brûlures de la peau, douleurs musculaires, mauvaise circulation, insomnie. C’est l’HE idéale pour la détente des nerfs et des muscles; antispasmodique, antimicrobienne et antiseptique, une dépanneuse très abordable. Une des rares HE autorisée pendant la grossesse.

Pour contrer l’insomnie, je conseille d’opter pour une HE aux  arômes douces et agréables, vraiment selon vos goûts, dont les fragrances vous berceront et vous donneront l’impression d’être dans les bras de Morphée, telle la lavande vraie (lavandula angustifolia), la mandarine (citrus reticulata) ou encore le petit grain bigarade ou orange amère (citrus aurantium aurantium f.) très apaisantes et relaxantes, elles aident à lutter contre l’angoisse et l’irritabilité, légèrement antiseptique, excellente en diffusion. Aussi, une HE un peu plus onéreuse, toutefois d’une grande efficacité la camomille noble ou romaine (chamaemelum nobile) pour calmer le système nerveux en cas de migraine, de névralgie, anti-inflammatoire, pré anesthésiante, cicatrisante, antispasmodique, antiallergique, antiparasitaire, extraordinaire pour les irritations de la peau. Sans parler de la marjolaine à coquilles ou de l’ylang ylang, une belle variété s’offre à vous, amusez-vous à les respirer et laisser le bien-être vous envahir! N’oubliez pas que sa mission est de vous conduire vers le sommeil.

Une autre HE que j’appelle l’huile à tout faire des infections bactériennes, virales, les parasites et les champignons le tea tree (melaleuca alternifolia), elle désinfecte les blessures, les maladies de la peau, apaise les piqûres d’insectes, les brûlures, les coups de soleil. Une indispensable à posséder dans sa trousse pharmaceutique.

Une HE exceptionnelle antivirale, antibiotique, non toxique et stimulante immunitaire, une incontournable pour la trousse d’urgence le ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) contre les infections virales (grippe, mononucléose, zona, bronchite, sinusite, rhume), insomnie, dépression, favorise le drainage lymphatique. Un parfum camphré très agréable en diffusion.

Pour apaiser toutes les douleurs articulaires et musculaires finissant en « ite » bursite, arthrite, tendinite, sciatique, cystite ainsi que les mycoses; l’HE championne toute catégorie anti-inflammatoire l’eucalyptus citronné (eucalyptus citriodora). Grâce à sa trace olfactive très citronnée, les moustiques ne vous embêteront pas, véritable répulsif. En prime, lors de vos voyages en avion, l’HE contre le décalage horaire  (jet lag).

Parlant voyages, l’Essentielle pour voyager, la cannelle vraie ou de chine (cinnamomum verum ou cassia), une HE antiseptique, antivirale, antiparasitaire, antibactérienne puissante, elle s’occupe à merveille des infections gastro-intestinales, respiratoires, gynécologiques, urinaires et également aphrodisiaque. Évidemment, contre-indiquée chez les femmes enceintes, les mamans allaitantes et chez les enfants de moins de 7 ans. Très dermocaustique, ne pas employer pure sur la peau, ni pour une longue période.

 Voilà un très bref aperçu de mes incontournables de base pour débuter votre trousse, car plus vous connaîtrez les HE, plus vous les adopterez et pour plus d’efficacité, il y a de merveilleux mariages à faire entre elles. Souvenez-vous également qu’une HE doit être manipulée prudemment. Concernant la posologie, que vous devrez respecter scrupuleusement, consultez votre conseillère en aromathérapie, car il faut tenir compte de votre histoire médicale.

IMG_2099Intéressant l’aromathérapie? Non, fascinant !  Approfondir ses connaissances de l’aromathérapie permet une médecine naturelle de choix pour prendre soin de soi… en douceur!

Un p’tit coup de pompe?

Non mais, un mois de février assez intense…; pluie, neige, grésil, verglas et le moral descend à zéro. Toutefois, on se console, mars est arrivé et avec lui le printemps oh yeah! En attendant, j’arrive juste à point pour vous proposer un remontant très simple, un petit « boost » avec l’huile essentielle (HE) d’épinette noire (picea mariana) pour les femmes (sauf pour les femmes enceintes et en cas d’hypothyroïdie) et le pin sylvestre (pinus sylvestris) pour les hommes, 5 gouttes sur chaque surrénale diluer dans une huile végétale (elle peut être dermocaustique), matin et soir, pendant 21 jours, ceci fortifiera vos surrénales (juste au dessus des reins) afin de chasser la fatigue et devinez quoi après ce réconfortant; le PRINTEMPS sera de retour!!!

N’oubliez pas de purifier l’air ambiant en diffusant des HE assainissantes à votre goût. Pour ma part, j’aime bien les HE calmantes et relaxantes, regardons donc du côté des esters, les essences d’agrumes remportent la palme. L’orange douce (citrus sinensis), le petit bigarade – orange amer (citrus aurantium) ou la mandarine rouge (citrus reticulata), ces essences en plus de vous aider à relaxer, faciliteront le lâcher-prise et feront naître la joie. Du côté des monoterpènes, l’encens (boswellia carterii) demeure une de mes préférées que je respire avec bonheur, elle apporte calme et sérénité.

J’adore également ce mélange de trois arômes d’huiles essentielles pour apporter une touche de gaieté et de vitalité :

La Verveine citronnée (Lippia citriodora) ou la Verveine des Indes ou Lemongrass (Cymbopogon flexuosus), elle fournit l’énergie et le dynamisme nécessaire en cas de fatigue ou de baisse de moral. Cette huile ouvre la porte à l’enthousiasme, à la joie et à l’optimisme et forme un nuage de bonheur. Équilibrante du système nerveux et sédative.

Le Pamplemousse (Citrus paradisii) juste prononcer son nom latin et vous êtes envoutés grâce à son odeur fruitée, cette essence ramène littéralement le soleil chez moi.

La Bergamote (Citrus aurantium) son essence fine et son odeur fraîche allègera le stress et l’anxiété en vous permettant de relaxer.

Voilà, il ne reste qu’à prendre soin de soi… en douceur!

Printemps

Doux printemps quand reviendras-tu faire pousser les feuilles ♫ ♪  ♪

L’aromathérapie à la rescousse de la ménopause

Lorsque la ménopause s’installe de nombreux changements physiques, émotionnels et hormonaux font leur apparition. L’étymologie de ménopause vient du grec mensis qui signifie « lune » et pausis, qui signifie « cessation ».  Lors de la ménopause, l’épuisement du capital ovarien provoque la disparition des menstruations par insuffisance d’œstrogènes.

Les principaux troubles qui chamboulent la vie des femmes sont les bouffées de chaleur, surtout lorsqu’elles deviennent sueurs nocturnes, la faiblesse musculaire, les problèmes de sommeil, les sautes d’humeur, la prise de poids, la sécheresse vaginale, la perte de mémoire. Il s’agit d’un événement marquant dans la vie de la plupart des femmes, cependant, tout à fait naturel. À cette étape, n’hésitez pas à consulter votre médecin afin d’obtenir un bilan de santé et vous informer sur le suivi médical offert.

Toutefois, bonne nouvelle mesdames, l’aromathérapie s’avère une alliée précieuse en cette période de votre vie, puisque de merveilleuses huiles essentielles (HE) ont prouvé leur efficacité. D’ailleurs, une étude clinique randomisée et contrôlée affirme qu’une huile de massage à 3% d’huiles essentielles est efficace pour réduire les symptômes de la ménopause « Menopause: The Journal of The North American Menopause Society ».

SP-Aromatherapie-Flacons-Huiles-essentielles Certaines molécules aromatiques comme le sclaréol présent dans l’HE de sauge sclarée (salvia sclarea) , le cédrol dans le genévrier de Virginie (juniperus virginiana), aussi l’anéthol dans les HE anis vert (pimpinella anisum) et le fenouil (foeniculum vulgare), le viridoflorol dans le niaouli (melaleuca quinquenervia cineolifera) sont intéressantes pour le fonctionnement endocrinien féminin [malheureusement ces HE sont à proscrire pour les femmes atteintes d’une pathologie cancéreuse et hormonodépendante ou signe de mastose et épilepsie]. Elles vont en effet se fixer sur les mêmes récepteurs que les œstrogènes endogènes et donc induire les mêmes effets physiologiques, à savoir, entre autres, la calcification osseuse, la stimulation des caractères sexuels secondaires.

Pour ce qui est des épisodes de bouffées de chaleur, les HE tels que menthe poivrée (mentha x piperita), camomille noble (chamaemelum nobile), cyprès toujours vert (cupressus sempervirens), lentisque pistachier (pistacia lentiscus) deviennent des aides précieuses. Les bouffées de chaleur durent en général de 2 à 10 minutes et se répètent plusieurs fois au cours de la journée. Par contre, éviter la menthe poivrée en cas de sueurs nocturnes trop tonifiante ou encore en cas d’hypertension, optez plutôt pour des HE tels que cyprès toujours vert (cupressus sempervirens), de sauge sclarée (salvia sclarea), de camomille noble (chamaemelum nobile) et de nard de l’Himalaya (nardostachys jatamansi) mélanger à une huile végétale d’amande douce aura un effet de détente et vous aidera à vous rendormir.

Il existe une belle gamme d’huiles essentielles pour les sautes d’humeur, la mélancolie et le sommeil. Je ne nommerai que celles-ci le nard de l’Himalaya (nardostachys jatamansi), la pruche du Canada (tsuga canadensis), la camomille noble (chamaemelum nobile) ainsi que les agrumes comme le petit grain bigarade (citrus aurantium), la mandarine (citrus reticulata). Sans parler du cyprès toujours vert (cupressus sempervirens) une incontournable pour tous les moments de pas- sage; de surcroît œstrogène-like lorsqu’il est pris par voie interne et tonifiant circulatoire, une fragrance vivifiante.

J’espère que ce bref aperçu du soutien des huiles essentielles, vous incitera à consulter votre conseillère en aromathérapie pour mettre sur pied une formule adaptée à votre profil et découvrir vos arômes « chouchous », afin de prendre soin de vous… en douceur !

 

Conservation et durée des huiles essentielles

Comme vous le savez, j’adore partager et faire connaître les huiles essentielles (HE) au plus grand nombre de personne possible. Cependant, lorsque je vois des bouteilles ouvertes ou même fermées dans une salle de bain, ouille!  C’est pourquoi aujourd’hui, je vous donne quelques conseils sur la conservation des HE.

Tout d’abord, il va sans dire, évitez la salle de bain et la pharmacie comme lieu de conservation, trop humide et pleine de bactéries.

Où conserver les huiles essentielles ?

Préférablement dans une boite en bois, une aromathèque, une armoire, un tiroir, une trousse mobile si vous les trimbalez et surtout :

  • à l’abri de l’air; on ferme les flacons hermétiquement après chaque utilisation, comme elles sont volatiles vous éviterez qu’elles perdent toutes leurs capacités aromatiques et thérapeutiques;
  • à l’abri de la lumière (d’où le flacon en verre sombre anti-UV qu’il soit brun, bleu ou vert peu importe). Sachez que les HE ont un effet caustique sur les plastiques;
  • à l’abri de la chaleur (la chaleur de la maison convient très bien). Évitez les endroits en plein soleil et les grosses chaleurs;
  • à l’abri du froid (pas dans le réfrigérateur).

Si vous vous procurez de grands formats d’HE et qu’il en reste peu, transférez-les dans des bouteilles plus petites. Cela évite qu’une trop grande quantité d’oxygène entre en contact avec l’HE et en altère l’arôme.

Durée des huiles essentielles

Bonne nouvelle! Si on les conserve bien fermées, à l’abri de l’air et de la lumière, ainsi que de la chaleur ou du froid, elles peuvent rester actives et efficaces plus de cinq ans !

Par contre, tous les zestes (essences) d’agrumes tels que citron, mandarine, bergamote, orange, pamplemousse…, vous pouvez les conserver pendant 12 mois (un an), même laps de temps pour les HE de conifères tels que sapin baumier, épinette noire, pin sylvestre, pruche…

Vous ne vous souvenez plus depuis quand vous possédez votre HE ? HUM! Conseil de Marie, indiquez la date d’achat sur votre bouteille ou tout comme moi, si vous en avez plusieurs, faites-vous un inventaire. Mais, avant de la jeter aux poubelles, voici  quelques astuces pour vérifier si votre HE est toujours utilisable. Si son arôme change radicalement, sa consistance devient plus épaisse, le goutte à goutte interminable et elle devient trouble. Votre HE présente l’une de ces caractéristiques? Commencez à vous inquiéter de son état. Si son odeur n’est pas trop altérée, diffusez-là!

IMPORTANT

Ne laissez pas vos HE à la portée des enfants et des animaux, car ils aiment bien ces petits flacons de couleurs et on ne joue pas avec les HE, alors prudence!

Je vous rappelle un dernier conseil hyper important, si on vous suggère une huile essentielle sans vous préciser le chémotype (variété) ou le nom latin, ne jamais faire confiance, n’achetez pas, dites au revoir et consultez votre conseiller(e) en aromathérapie.

Durée d’un traitement

L’action anti-infectieuse des huiles essentielles est EUBIOTIQUE, c’est-à-dire qu’elle favorise le retour à la vie (Dominique Baudoux).

Choisir un traitement d’aromathérapie s’avère un choix judicieux autant pour son côté curatif, préventif et/ou de mieux être.

IMG_2099Les huiles essentielles (HE) soignent grâce à leurs puissances puisqu’elles ont des propriétés spécifiques et la durée d’un traitement dépendra de plusieurs facteurs : du problème de santé, de sa gravité, de la durée (depuis quand), de la personne concernée, de son âge et de l’effet recherché tout en tenant compte de sa médication s’il y a lieu. La durée peut donc varier de 3 jours à 3 semaines voire plus selon la problématique.

Chaque individu est unique et pour cette raison, dans certains cas, une HE reconnue pour ses spécificités sera remplacée par une autre, ayant des propriétés identiques, plus adaptées au sujet. Par exemple: pour un bébé, un adolescent, une personne âgée, une femme enceinte ou qui allaite, des précautions particulières seront prises.

Une HE qui n’apporte pas de résultats visibles ou une quelconque amélioration de l’état de la personne après 1 semaine de traitement devra être changée. D’ailleurs de préférence, on opte pour la fabrication d’une formule comportant plusieurs HE afin de bien cibler et guérir les symptômes reliés au problème de santé.

Le plus difficile en aromathérapie? Poser le bon diagnostic ! Pour ce faire, il convient de toujours s’enquérir du diagnostic du médecin. D’ailleurs, je ne recommanderai JAMAIS à une personne d’interrompre sa médication pour la remplacer par un traitement d’huiles essentielles. Au contraire, les HE peuvent travailler en synergie avec le traitement prescrit en médecine traditionnelle.

Votre aromathérapeute ou conseillèr( e) en aromathérapie vous invitera à respecter rigoureusement le mode d’utilisation (il en existe plusieurs) ainsi que la posologie conseillée, car 1 goutte n’est pas 2 gouttes et 3 X par jour ne devient pas 1X par jour, et surtout pas 5 X par jour. Ne sous-estimez jamais la puissance des HE, car employées à mauvais escient ou en surdosage, elles s’avèreraient toxiques.

Un autre aspect hyper important, n’achetez JAMAIS une HE à la place de celle qui vous a été conseillée. Assurez-vous de connaître le nom complet en français ainsi qu’en latin, comme par exemple du romarin à verbénone, ou du romarin à camphre, ou du romarin à cinéole, chacun de ces romarins possèdent des propriétés tout à fait différentes. Je le répéterai encore et encore, si vous ne connaissez pas les HE, n’hésitez pas à vous faire conseiller et pas par n’importe qui.

Voyons maintenant trois approches de traitement : symptomatique; du terrain et de fond :

Pour une action symptomatique, lors d’état infectieux ou virale, on optera pour un protocole de 21 jours. Pourquoi 21 jours? Afin d’éliminer les symptômes oui, mais aussi le virus, et ce, complètement.

Pour une action de terrain, ce type d’intervention peut agir sur le terrain ou traiter une pathologie en particulier ou les deux actions à la fois. Le traitement porte souvent sur plusieurs mois. Il est donc prudent d’aménager des poses thérapeutiques entre deux cures, à savoir un arrêt de 7 jours entre 2 cures de 3 semaines.

Dans le cas d’une personne qui consulte pour des maux de tête récurrents, un traitement de terrain lui sera proposé, afin de trouver la cause exacte de ses maux de tête qui peuvent être liés à un stress tout aussi bien qu’à un ulcère d’estomac ou encore à des troubles du système hormonal ou autres….

Pour une action sur le fond, Ce type d’intervention se pratique de préférence en dehors de toute pathologie ou trouble installé. Il a pour but de maintenir la personne dans les meilleures conditions de santé possible. On effectue une médecine préventive, parfaitement adaptée lors de périodes d’épidémie ou de renforcement du système immunitaire avant l’arrivée de l’hiver (tel que je vous le propose dans l’article du 30 septembre dernier).

L’aromathérapie, un monde fascinant et mon désir de parfaire mes connaissances grandissant pour prendre soin de soi… naturellement!

Atchoum!

Ces temps-ci, l’actualité abonde d’articles sur comment guérir un rhume ou une grippe, car l’automne les virus sont dans l’air…Sneezy

Comme dit le proverbe : « Mieux vaut prévenir que guérir ». À cet effet, vers la mi-septembre, début octobre, ainsi qu’au début décembre avant la période des fêtes, penser à renforcer votre système immunitaire et aucun rhume ne viendra cogner à votre porte. Vous pourrez même côtoyer sans crainte des enrhubés boui boui!!!

Si vous désirez revoir mon article sur le système immunitaire, paru le 30 septembre dernier, le voici : https://aromadou.wordpress.com/2015/09/30/et-vlan-lautomne-est-arrive/.

Mais, si malencontreusement, vous attrapiez un rhume au vol, voici les huiles essentielles (HE) que je priorise : l’eucalyptus radié (eucalyptus radiata), le ravintsara (cinnamomum camphora cineolifera), le niaouli (melaleuca quinquenervia), le laurier noble (laurus nobilis), le romarin à cinéole (rosmarinus officinalis cineoliferum), pour n’en nommer que quelques-unes.

Votre conseillèr(e) en aromathérapie vous aidera à faire le choix des HE qui vous conviennent à vous. Puisque certaines HE comme le romarin à cinéole ne convient pas à tous, d’où l’importance de consulter. Lorsque le rhume survient, vous pourrez profiter de ses conseils pour le contrer rapidement avec un embaumement vivant. Mais qu’est que c’est ça? N’ayez pas peur, ça ne vous fera pas mourir, bien au contraire! Il s’agit d’un traitement d’HE super efficace à effectuer à partir des pieds jusqu’à la tête. Si vous consultez pour une bronchite, les suppositoires viendront à votre rescousse avec une HE vigoureuse, l’origan (origanum compactum), entre autres; et pourquoi pas un sirop pour votre gorge ou encore des pastilles, on fera appel ici aux HE de cannelle (cinnamomum cassia) ou thym à linalol (le plus doux des thyms) (thymus vulgaris linaloliferum), citron (citrus limonum), menthe poivrée (mentha piperita) et bien sur du miel.

Aérer et diffuser des HE pour assainir votre demeure et pour vous donner un petit regain d’énergie (le oomph). Voici mes arômes préférées: la verveine citronnée (Lippia citriodora) ou la verveine des Indes ou lemongrass (Cymbopogon flexuosus), le pamplemousse (Citrus paradisii)  le sapin baumier (abies balsamea) ainsi que l’essence d’orange douce (citrus sinensis).

Amusez-vous à trouver les vôtres, et le bien-être, s’invitera chez vous!!!

Et vlan, l’automne est arrivé!

L’automne s’est installé tout doucement cette année, et vlan, il est arrivé aujourd’hui ! Et qui dit automne dit aussi apparition de virus dans l’air !

Lorsque la température baisse, les bernaches entreprennent leur lonBernachesg voyage vers le sud, tandis que les couleurs de l’automne nous charment ; les merveilles de la nature ! L’automne s’avère également la période idéale pour renforcer notre système immunitaire pour un hiver en forme. Laissez-moi vous guider !

À cette fin, je prioriserai les huiles essentielles anti-infectieuses qui s’activeront en permettant d’assainir l’organisme et de l’aider à mieux se défendre contre les microbes ou les agressions extérieures. J’utiliserai mes gros canons, les phénols, dont l’origan (origanum compactum), le thym à thymol (thymus thymoliferum), ces deux huiles essentielles contiennent du carvacrol, le clou de girofle (eugenia caryophyllus) de l’eugenol. Ces huiles essentielles seront d’un grand secours pour combattre l’infection et stimuler le système immunitaire.

Pour le système immunitaire, lorsque je créé une formule, j’emploi 4 à 5 huiles essentielles afin de bien cibler les parasites. Donc, en plus des phénols, j’opte pour des huiles essentielles antivirales et antibactériennes tels que les aldéhydes aromatiques dont la cannelle vraie (cinnamomum verum)  et les monoterpènes, comme l’essence de citron*.  Voilà, j’ai ce qu’il me faut pour préparer ma formule.

En plus, de ma formule, je vous suggérai de purifier l’air en diffusant de l’huile essentielle de sapin baumier (abies balsamea) ou une autre huile essentielle assainissante à votre goût.

Pour terminer, je vous proposerai, l’épinette noire (picea mariana) pour les femmes et le pin sylvestre (pinus sylvestris) pour les hommes, dans le but de fortifier les surrénales (juste au dessus des reins), pour vous prémunir contre la fatigue.  À cet effet, pour bien connaître les propriétés de l’épinette noire, je vous réfère à un article très complet et bien documenté sur cette merveilleuse huile essentielle : (https://pescalune.wordpress.com/2015/09/27/lenergie-de-lhuile-essentielle-depinette-noire-picea-mariana/). Merci Pescalune !

Un protocole de 3 semaines et il y a de bonnes chances que même le rhume vous boude !

Voilà, maintenant il ne vous reste qu’à communiquer avec votre conseillère en aromathérapie, afin qu’elle crée la formule qui saura vous convenir à vous! Il s’agit ici d’huiles essentielles à manipuler avec soin et selon votre profil médical. Cependant, rien ne vous empêche de commencer à assainir l’air avec le sapin baumier…

*Notez que le citron n’est pas une huile essentielle mais bien une essence, en fait une essence du zeste de citron.

Besoin d’un « boost » avant les vacances!

Yahou les vacances s’en viennent, mais vous vous sentez fatigués, vous ressentez un « coup de pompe », comme dirait une amie « ma génératrice commence à manquer d’énergie ». Alors, je vous conseille des huiles essenteilles (HE) pour recharger votre batterie.

Voici une façon simple et efficace de vous requinquez juste avant les vacances avec l’HE d’épinette noire (picea mariana) pour les femmes et l’HE de pin sylvestre (pinus sylvestris) pour les hommes.

Lors de l’achat d’une HE, faites d’abord un test avec une goutte d’huile essentielle pure dans le repli du coude, s’il y a rougeur, vous diluerez avec de l’huile végétale, comme pour toute huile essentielle pure sur la peau d’ailleurs. Si vous ressentez une brûlure ou une irritation, stop, cette HE ne vous convient pas.

L’HE vous convient alors, c’est parti pour 21 jours, 5 gouttes d’HE sur chaque surrénale (je vous entends, les surrénales? Elles se situent juste en dessous des poumons et au-dessus des reins; mesdames pour vous guider au-dessous de la ligne de votre soutien-gorge, voilà ça vous donne une bonne idée?)

Voir ci-dessous:           imagesSi vous êtes très épuisés, allez-y avec 5 gouttes sur chaque surrénale, 2 fois par jour (matin et fin d’après-midi par exemple). Ces HE vous tonifieront et vous apporteront énergie, huiles antifatigues par excellence!

Petit bémol, si l’HE d’épinette noire rééquilibre la thyroïde dans le cas de l’hyperthyroïdie, par contre pour l’hypothyroïdie, l’HE d’épinette noire n’est pas indiquée. De même que l’HE de pin sylvestre aide dans les cas d’hypotension, mais à éviter en cas d’hypertension.

 Bonne vacances et n’oubliez pas de :

Prendre soin de soi… en douceur!

Ouach, mon déodorant ne tient pas…

« Il fait chaud, l’humidité est de la partie, ouach mon déodorant ne tient pas !»

Alors, me voici à votre rescousse avec un déodorant 100% naturel, il n’y a pas plus simple comme déodorant. Il s’agit de l’huile essentielle (HE) de Palmarosa (Cymbopogon martinii), 1 goutte seulement sous chaque aisselle, garantie cette HE tient ses promesses d’enrayer les mauvaises odeurs, en plus de durer toute la journée, même l’été, elle n’irrite pas la peau, elle ne laisse aucune trace sur les vêtements.

Fantastique hein!

Une HE antibactérienne, eh oui, elle supprime les bactéries, mais non le processus de transpiration qui est nécessaire pour maintenir son corps à la bonne température.

Les femmes apprécieront cette HE avec tous les changements hormonaux qui nous font transpirer… pour ne pas dire suer! Mais petite mise en garde, interdite pour les 3 premiers mois de la grossesse ainsi que pour les mamans qui allaitent.

J’aime bien ses fragrances douces et fleuries, mais je parle pour moi bien sur. Si son arôme vous plaît plus ou moins et afin d’atténuer sa senteur je vous propose, toujours avec l’HE de palmarosa, un déodorant naturel à faire vous-même en deux minutes, astringent, purifiant et anti mauvaises odeurs,

Dans une bouteille munie d’un vaporisateur ou une bouteille à bille

60 ml d’hydrolat ou eau florale d’hamamélis

20 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

10 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse

ou 0,6 g de poudre de racine d’Iris (conservateurs)

N’oubliez pas de secouer avant chaque utilisation.

Tout comme moi, n’ayez pas peur de lever votre bras, pas de cerne, pas d’odeur 🙂

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Je vous ai déjà mentionné que lorsque l’on connait les hydrolats, on les adopte! Voici un bref aperçu de ses propriétés: L’eau florale d’Hamamélis biologique possède des propriétés astringentes et anti rougeurs exceptionnelles. Elle favorise la circulation du sang. Traditionnellement, l’Hamamélis était utilisé pour soigner les varices et les hémorroïdes.

L’hydrolat d’Hamamélis soulage aussi les peaux irritées après le rasage ou l’épilation.

Elle convient parfaitement aux peaux fragiles et sensibles. Idéale pour les peaux couperosées ou sujettes aux rougeurs.

En soin capillaire (pellicules, chute de cheveux…) : Après le shampoing, appliquer 30 ml directement sur les cheveux, laisser agir entre 5 et 10 minutes, puis rincer.

Prendre soin de soi… en douceur, c’est simple!

Des champignons oui! mais pas pour nos pieds…

Pieds d’athlète, mycoses, champignons

Pieds nus dans des sandales, n’est-ce pas agréable, nos pieds respirent enfin, sauf qu’avec la chaleur, ils transpirent aussi et les champignons ne demandent que ça pour revivre. Je  vous suggère donc un petit truc pour soigner tout d’abord vos chaussures.

Alors avant d’enfiler vos souliers, sandales, ballerines, etc. faites leur un petit traitement désinfectant. Dans une bouteille d’environ 100 ml, munie d’un vaporisateur, mettre 2 c. à soupe de bicarbonate de soude et verser très lentement 2 c. à soupe de vinaigre blanc, laissez mousser, puis ajoutez 10 gouttes d’huile essentielle de tea tree (melaleuca alternifolia), 10 gouttes d’essence de citron (citrus limonum) et 1 goutte d’huile essentielle de cannelle (cinnamomum verum), vaporiser toutes vos chaussures, passer un essuie-tout et laisser sécher.

Comment prévenir les mycoses entre les orteils ?

La mycose entre les orteils se caractérise au début par des brûlures, des rougeurs et des démangeaisons interdigitales (entre les doigts). Des petites peaux blanches ou des cloques peuvent ensuite apparaître et l’évolution se fait vers les coupures ou les fissures douloureuses. Le plus souvent, les espaces entre les plus petits orteils s’infectent en premier, puis la mycose s’étend si non traitée.

La mycose est due à un champignon. Les champignons aiment à se développer en milieux humides, sombres et chauds. Une hygiène parfaite ainsi qu’un séchage minutieux des espaces interdigitaux sont la base de toute prévention. Les terrains favorables pour attraper des mycoses aux pieds sont les sols humides (piscine, vestiaire des salles de sport, salle de bain familiale) et les articles dans lesquels la transpiration est importante (espadrilles, souliers de toile, chaussettes en nylon). Ne portez pas les mêmes chaussures deux jours de suite et vos chaussures de sport plus de 8 heures par jour (changer de chaussures après l’activité est recommandé) et surtout pas de sandales de plastique ou de bottes de caoutchouc sans bas. Prenez également des bains de pieds en ajoutant du bicarbonate de soude à votre eau. Les personnes sujettes aux mycoses des pieds devront donc de préférence porter des sandales à la piscine, dans les salles de sport et dans les douches communes, puis privilégier des bas en coton ou en bambou. N’hésitez pas à faire prendre des bains de soleil à vos pieds afin de les assécher. (Photo : gracieuseté de Marylène De Pauw – Merci!)

Comment traiter les mycoses des pieds ?

Tel que mentionné ci-dessus, le traitement commence par l’hygiène, puis un bon séchage des pieds après la toilette (surtout ENTRE LES ORTEILS) et un massage des pieds avec un sérum antimycose dont voici la recette :

(Si vous effectuez cette recette vous-même, n’oubliez pas de faire un test des HE, en mettant 1 goutte de chacune dans le repli de votre coude, s’il y a rougeur, n’utilisez pas cette HE et consultez votre conseillère en aromathérapie.)

Dans une bouteille de 30 ml

20 ml          Huile végétale de nigelle ou de calendula

5 ml            Huile essentielle (HE) de Tea tree (melaleuca alternifolia)

1 ml            HE Lavande vraie (lavandula angustifolia)

1 ml            HE Palmarosa (cymbopogon martinii)

1 ml            HE Girofle (eugenia caryophyllus)

1 ml            HE Niaouli (melaleuca quinquenervia)

1 ml            HE Laurier noble (laurus nobilis)

Mettre 4 à 5 gouttes de cette formule dans vos mains pour réchauffer les huiles et masser la zone infectée 2 à 3 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes. Ce sérum antimycose des pieds purifie, désinfecte la peau et renforce la barrière cutanée, tout en soulageant les démangeaisons grâce aux propriétés de chacune des HE employées. (Recette : Oleassence).

Si vous êtes de type petits pieds mouillés (qui transpirent), voici une poudre déodorante très facile à réaliser soi-même:

½  de tasse d’argile blanche

¼ de fécule de maïs ou de marrante

1 c. à soupe de bicarbonate de soude

1 c. à thé d’oxyde de zinc ou de poudre de racine d’Iris

Vous mélangez tous les ingrédients, puis transférez dans une saupoudreuse. (Recette : Stéphanie Plamondon – Les amis du Jardin botanique et Sylvie Fortin – Cosmétiques non toxiques)

Lorsque vous portez vos chaussures ou avant de mettre vos bas, saupoudrez vos pieds ou vos chaussures de poudre.

Voilà! Des pieds tout frais prêt à partir et au revoir mycoses!                                           

Simple et naturelle de prendre soin de soi… en douceur!